L’Institut des Hautes Etudes de l’Action Internationale des Villes et Gouvernements Locaux (IDHIL) a vu le jour en France, à Grenoble, le 25 janvier 2008.
L’IDHIL se fixe comme objectif de structurer l’action internationale des collectivités locales en développant la recherche et en favorisant le débat sur cette
nouvelle politique publique : l’action internationale des collectivités locales (AICL).
Mis en œuvre à l’initiative de la Ville de Grenoble, du Grand Lyon et de la Région Rhône Alpes, le projet s’est fixé en premier lieu comme champ d’action les
aires géographiques de l’Europe, l’Afrique et l’Amérique latine.
L’IDHIL est un réseau de structures permettant de valoriser le rôle actif des collectivités territoriales dans les processus de coopération
internationale et leur collaboration avec les organisations internationales. Il permet d’échanger et de « travailler ensemble » en
s’appuyant sur des structures existantes et en cherchant à les valoriser dans le cadre de ses missions.
Tenant compte de la donnée fondamentale de la décentralisation, l’IDHIL participe
à la mise en cohérence de l’action internationale des collectivités locales en agissant à travers la recherche, l’organisation de débats et d’échanges d’expérience,
la communication.
L’IDHIL a pour objectifs de :
- constituer un corpus scientifique propre à l’action internationale des villes
et gouvernements locaux et servant de base à une formation de haut niveau ;
- contribuer à l’élaboration de politiques publiques ayant des stratégies claires autour d’axes structurants : participation, proximité, partenariat,
fonctionnement en réseau, relations de territoires à territoires, communication ;
- participer à la réorganisation et à la modernisation des méthodes et instruments de la coopération internationale décentralisée (professionnalisation,
pratique du partenariat, conduite de projet, recherche de financement) ;
- constituer, notamment à travers les ateliers multi-acteurs, un milieu structuré (pratiques discutées et partagées) de l’action internationale décentralisée
;
- s’inscrire dans le dialogue des cultures et la définition d’une gouvernance locale, reconnue comme partie prenante d’une gouvernance mondiale.
Informer, publier, communiquer avec les outils fournis aujourd’hui par les nouvelles technologies viendront compléter un dispositif déjà en
prise sur les nouvelles modalités de l’action internationale.
Dans une structure multi-acteurs, l’IDHIL permettra de faire le lien entre le local,
le national et l’international en définissant des champs communs d’action, des partenariats et des logiques d’intervention.